Malcolm Boyd, Photographe

42

Age

Swindon (UK)

Lieu de naissance

Marié

2 enfants

Touraine

Lieu de résidence

Interview avec Malcolm Boyd

Photographe sur Geophotos depuis 2005.

Parlez-nous un peu de vous, d’où vous venez, votre enfance,…

Je suis né d'un père écossais et d'une mère française à Swindon, en grande banlieue de Londres. Puis nous sommes assez rapidement venus nous installer en France. A Guermantes pour être précis, un petit village de Seine-et-Marne rendu célèbre par le livre de Marcel Proust. A l'époque (dans les années 1980), le coin est encore très rural avec des champs à perte de vue. C'est de là que m'est venu le goût de la campagne et de la nature en général. Mais j'ai aussi beaucoup vécu en ville par la suite, notamment pour mes études que j'ai effectuées à Paris. En fait j'ai été longtemps un citadin forcé. Depuis deux ans, retour au vert : nous nous sommes installés en Touraine avec ma femme et mes deux enfants. Mais côté photo je ne renie pas la ville, car elle a été une source d'inspiration et un terrain de jeu privilégié pour moi pendant de multiples années.

Et vos débuts comme photographe?

Ma toute première photo ça devait être en Angleterre, chez des amis de la famille où nous avions passé une semaine de vacances avec ma soeur. Je devais avoir 7 ou 8 ans. Ils m'avaient prêté un appareil photo tout en plastique (un holga peut-être) et équipé d'une pellicule. J'ai passé une super semaine de vacances rien qu'avec ça... Je n'ai plus aucun souvenir du résultat mais je serais assez content de remettre la main sur les négatifs! Bon, mais ça c'était il y a longtemps et après je n'ai quasiment plus fait de photos pendant 20 ans... même si au fond de moi je savais que ça n'était qu'une question de temps pour que je m'y remette. Car la photo a toujours été un truc qui me titillait. Par exemple, j'ai toujours adoré la saga de Franck et Vautrin sur Boro, le reporter photographe (inspiré d'ailleurs de la vie de Robert Capa, le célèbre photographe de guerre de l'agence Magnum) et j'ai dévoré les premiers opus dans les années 90, alors que je n'avais pas encore commencé une pratique sérieuse et régulière de la photographie. Le déclencheur de la reprise ça a été l'arrivée du numérique. Je me suis acheté un Canon EOS 300D en 2004, le premier reflex numérique digne de ce nom. Et depuis je n'arrête plus de déclencher...

Quels sujets photographiques vous inspirent le plus aujourd’hui?

Comme je le disais juste avant, mes sujets sont assez variés. J'ai passé beaucoup de temps à faire des photos de la Défense, le grand quartier d'affaire de Paris. J'avoue que j'ai toujours été assez fasciné par le génie architectural de l'homme, même si au fond, vivre dans une ville comme Paris aujourd'hui peut se révéler cauchemardesque au quotidien. Mais je suis aussi capable de passer des heures à prendre des photos de détails de fleurs ou de plantes, quitte à aller jusqu'à l'abstraction sur le simple jeu des couleurs et des formes.

Quelles sont vos photos préférées sur Geophotos (à part les vôtres…)

J'avoue avoir un faible pour une photographie de Dorothea Lange des années 30 (Towards Los Angeles) qui montre deux migrants en train de marcher sur une route caillouteuse alors qu'ils passent sous un panneau publicitaire qui dit La prochaine fois, relaxez-vous, prenez le train!
Il y a tout dans cette photo : l'instant décisif et l'humour, même si le sujet de fond est très sérieux puisque la photo traite des nombreux laissés pour compte de la grande crise économique qui a suivi le krach boursier de 1929 aux Etats-Unis.
Vincent Lafargue